Gilles Paris
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parution le jeudi 1 mars 2012

Stéphane Hessel et Elias Sanbar

Le Rescapé et l'Exilé
Essai

Don Quichotte Editions
16 € - 192 pages

Le livre

Que peut-on dire de nouveau sur un conflit plus que centenaire, déjà amplement documenté et étudié, et dont les paramètres de solution sont aujourd'hui connus et reconnus par l'ensemble de la communauté internationale ?
Stéphane Hessel et Elias Sanbar se sont d'emblée accordés sur une démarche originale : retracer et analyser le cours des événements qui ont conduit à l'actuelle impasse (en se fondant chacun sur sa propre expérience pour expliquer son engagement et son évolution quant à l'approche de ce long et douloureux conflit), et s'interroger sur le rapport entre légalité internationale et justice historique. Tous deux reviennent ainsi au cours de leur dialogue, dans le même souci de combiner témoignages et réflexions, sur les grandes dates du conflit, à commencer par la création de l'État d'Israël en 1948, dans un contexte géopolitique de guerre froide évidemment particulier, et la disparition de la Palestine. Croisant leurs regards, ceux de deux hommes d'origines, de générations et de formations distinctes, les auteurs relatent d'abord leurs guerres de 1947-1948, conséquence du vote du partage par l'ONU en novembre 1947, et de la proclamation de l'État d'Israël en mai 1948.
Le premier, Stéphane Hessel, ancien résistant et déporté à Buchenwald, était à l'époque diplomate en poste au siège de l'ONU à New York ; il explique pourquoi il était favorable à la création d'Israël : « Nous pensions que cette grande religion avait cessé de disposer de lieux où ils auraient été vraiment chez eux. » Face à « la barbarie nazie, perçue comme la quintessence du mal, la réponse adéquate [la création d'Israël] devenait une quintessence du bien [...] et c'est ce qui fait que tous ceux qui s'y opposaient se retrouvèrent dans le camp du mal. » D'où son soutien net et franc à la décision de l'ONU. En outre, le projet sioniste avait cela de fort qu'il présentait la création de l'État d'Israël en Palestine comme une restauration d'un État préexistant, mais disparu. Cette mythologie du retour des Juifs dans leur terre historique a faussé la donne dès le départ : puisque les Juifs rentraient chez eux, après bien des malheurs, les Palestiniens devaient partir.
Elias Sanbar, quant à lui, n'était encore qu'un enfant, né à Haïfa un an seulement avant la guerre. Il s'est aussitôt retrouvé, avec les siens, sur les routes de l'exil. « Je ne pouvais concevoir que cette chose qui se soit passée si loin [l'extermination des Juifs d'Europe par le régime nazi et ses complices] ait pu justifier mon exil, le fait que, moi, je me trouvais à Beyrouth et pas chez moi. » À cette époque, les Palestiniens n'existaient pas pour le monde occidental, il n'y avait, dans cette région, que des Jordaniens, des Libanais ou des Syriens. De plus, les territoires cédés aux Juifs étaient des colonies de l'empire britannique, puissance coloniale de la région. Selon cette idée, qu'Elias Sanbar analyse comme une sorte de myopie, les Arabes de Palestine, colonisés par l'empire britannique, ne faisaient pas de concession puisque seuls les Britanniques pouvaient céder une partie de leurs territoires. C'est pourquoi, paradoxalement, ce conflit a permis au peuple palestinien de s'affirmer, obligé qu'il était de défendre avec virulence son existence, son identité et surtout son nom, pour sortir de l'oubli où on l'avait plongé et qui a facilité la dépossession de leur terre, considérée dès lors comme vide : « Nous sommes des disparus, nous ne sommes pas des occupés. » Le peuple palestinien n'était en effet pas occupé, mais chassé, puis réfugié dans les pays arabes des alentours. Et, de fait, un peu oublié dans le contexte de la guerre froide et des pressions, ce qui a permis à Israël de poursuivre son expansion. La Palestine des premières années de guerre était vécue comme « un trou noir ». « Si l'on voulait résumer le mouvement de libération national palestinien, c'est un combat acharné pour retrouver une visibilité et réimposer la présence de son nom : Palestine, Palestiniens. C'est fait. » La Palestine est en effet définie par les résolutions 242 et 338.
Hessel et Sanbar s'attardent sur la suite du conflit, qu'ils recadrent dans la situation du Proche-Orient dans les années cinquante et soixante, avec l'avènement de Nasser, en revenant sur les différents textes de loi, traités, conventions, résolutions, etc. qui l'ont jalonné et qui, espèrent-ils, finiront par être appliqués. Ils analysent le subtil découpage du territoire entre 1948 et 1967, conduisant à la guerre des Six Jours – qui coïncide avec le vingtième anniversaire d'Elias Sanbar, qui raconte la mort de son père, d'une crise cardiaque, deux jours après la défaite de Karameh, en mars 1968. Puis viennent l'occupation et la colonisation de la Cisjordanie, de la Bande de Gaza et de Jérusalem-Est, la naissance de la résistance palestinienne, après la déroute de 1967, et la mise sur le devant de la scène du terrorisme, le déclenchement et le blocage du processus de paix, malgré, de la part des Palestiniens, la reconnaissance des Israéliens, mais non pas d'Israël, et la proposition, en 1969, alors que tout le monde est en guerre, d'un projet de vie en commun, hélas très vite suivie, en 1970, du fameux Septembre noir, puis, en 1973, la guerre de Kippour.
Les deux hommes s'attachent à retracer les changements d'attitude du monde extérieur, notamment avec les deux intifadas, différentes dans leur nature et leurs effets : la première, faisant apparaître les images d'enfants se battant à coups de cailloux face à des chars israéliens, a largement contribué au changement d'opinion qui s'est opéré en faveur des Palestiniens. La seconde, en revanche, a eu moins d'impact, puisqu'elle mettait à l'oeuvre des hommes en armes.
De son côté, Stéphane Hessel dit que, lui aussi, a changé d'opinion et explique les raisons qui l'ont conduit à reconsidérer son soutien inconditionnel à Israël après 1967 et la guerre des Six Jours quand, selon lui, l'argument de légitime défense brandi par Israël ne tient plus : « Là, ce n'était plus l'État d'Israël né d'une décision de l'ONU en 1947, d'une décision de partage et de la guerre de 1948, mais c'était un État qui, quelques mois après l'annexion de Jérusalem, capitale éternelle d'Israël, annonce l'annexion du Golan syrien, donc se situe en dehors de la légalité internationale. » Il pointe ainsi du doigt l'impunité d'Israël qui se fait jour à l'époque (et dont le pays a conscience et joue à l'envi) ainsi que son arrogance : Israël ne suit aucune des décisions de l'ONU qui oeuvre pour la résolution pacifiste du conflit et se place, en continuant à coloniser des territoires d'une main tout en signant des traités de paix de l'autre, dans l'illégalité par rapport au droit international. Plus tard, ce sont les liens d'Israël avec les oligarchies financières du monde entier, leur mainmise sur le conflit, qu'ils aiguillent selon leur convenance, qui indignent Stéphane Hessel : « Je n'avais pas soupçonné la force extraordinaire de nos vrais ennemis, qui sont des oligarchies financières et économiques pour lesquelles ce qui compte, c'est de pouvoir continuer de faire des profits », notamment des conflits.
Pour les deux auteurs, la question qui se pose, fondamentalement, c'est de savoir si Israël veut vraiment la paix : sa demande d'homogénéité politique à la Palestine, préalable à toute réconciliation, qu'eux-mêmes ne connaissent pas (il suffit de voir les mouvements radicaux dont les élus siègent à l'Assemblée israélienne) jette un doute sérieux sur leur sincérité. Mais, surtout, ils s'interrogent sur la possibilité même de cette paix, quand plusieurs générations
ont été élevées dans la peur du voisin arabe malintentionné, face auquel la seule solution proposée est de rester soudés, en votant massivement pour le parti colonisateur au pouvoir en Israël.
Toutefois, Israël n'est pas le seul objet d'interrogation : Stéphane Hessel et Elias Sanbar doutent si un État palestinien, même petit, est possible, même si le peuple a déjà accepté que leur État ne recouvrira qu'une petite partie (22 %) du territoire historique de leur patrie – ce qui, il faut le rappeler, est une énorme concession.
Pour conduire leur réflexion, ils analysent les notions clefs, nécessaires pour comprendre ce conflit, toujours en résonance avec quelques grands questionnements du monde contemporain : que signifie le partage d'un territoire ? Peut-on comparer les malheurs de deux peuples ? Faut-il accorder les mêmes droits aux victimes et à leurs descendants ? Comment un peuple peut-il se définir sans terre ? Un État réside-t-il simplement dans ses institutions ? Qu'est-ce que la souveraineté d'une nation ? Où finit la résistance, où commence le terrorisme ? La violence peut-elle être légitime ? Si elle est légitime, est-elle utile pour autant ? Y a-t-il un bon et un mauvais usage de la mémoire ? Quels sont les liens que le politique doit entretenir avec l'éthique ?
En analysant les causes du conflit et les éléments qui, jusqu'à présent, ont empêché les négociations d'aboutir, Stéphane Hessel et Elias Sanbar parviennent à trouver encore des raisons d'espérer. C'est qu'ils considèrent que la solution doit advenir de l'extérieur, tout comme le conflit a d'ailleurs été souvent entretenu par le monde extérieur défendant ses intérêts plutôt que le bien public. Un changement de vision s'impose donc. Les grandes puissances du monde moderne doivent tout d'abord abandonner leur lâcheté politique, qui consiste à ne pas dépasser le stade du « les torts sont partagés, il y a des méchants partout, que pouvons-nous faire ? »
Ils en appellent à sortir le conflit de son caractère exceptionnel, relayé par l'Occident, de bataille pour une terre sainte, trop lourd à porter, à refuser de prendre en considération les « sensibilités » des parties en jeu, qui ne devraient rien avoir à faire avec la négociation d'un traité de paix, et prônent un retour à la banalité. À cette condition seulement la justice pourra être la même pour tous, Israël sortira de son impunité et de son arrogance. Selon Elias Sanbar, « les Palestiniens ne doivent pas être chargés d'une mission impossible, qui est celle de réconforter les Israéliens et les Juifs en général de ce qui leur est arrivé. Personne n'arrivera à le faire », car le traumatisme est trop lourd. Aussi Stéphane Hessel et lui choisissent-ils de considérer la guerre israélo-palestinienne telle une banale dispute de territoires, comme le monde en connaît tant d'autres.
Sur la possibilité même d'un État palestinien, ils posent comme préalable le retrait des colonies en Cisjordanie, comme cela a été déjà le cas à Gaza. Ils préconisent surtout de travailler à former une région forte, à l'intérieur de laquelle tous les pays auraient un rôle à jouer et où Israël et la future Palestine pourraient vivre ensemble sereinement, comme cela fut le cas pour la France et l'Allemagne après la guerre de 1945, où la construction de l'Europe a facilité les rapports des deux pays. Surtout, il faut continuer à réclamer de petites choses concrètes, pour permettre un bon voisinage, envisageable même avant la réconciliation.
Elias partage ainsi l'espoir de tout son peuple, qui, dit-il, même après la Naqbah (l'expulsion massive des Palestiniens de leur pays), y compris quand ils se sont retrouvés hors de leurs frontières, n'a jamais voulu se résoudre au fait que leur situation de déplacés soit définitive : ils ne peuvent se l'imaginer, leur terre n'est pas pour toujours perdue. Il assure également, si l'on en doutait, que dans la société palestinienne, ce n'est pas la haine qui est à l'oeuvre, seulement une réaction normale face à l'adversité. Stéphane Hessel en appelle au réveil du peuple israélien, qui ne doit pas perdre la foi en un avenir heureux et rayonnant du judaïsme. Mais pour ce faire, Israël doit renoncer à sa politique meurtrière et arrogante qui, un jour, risque de devenir irréparable : « L'impunité, c'est une chose, mais la respectabilité, c'en est une autre. » Ainsi l'auteur d'Indignez-vous envisage-t-il une solution dans la foulée du printemps arabe : le réveil du peuple israélien, qui sortirait de la peur du monde extérieur entretenue par leurs dirigeants mal intentionnés : « Je crois que la solution ici, comme au Soudan Sud ou en Birmanie, dépend de la prise de conscience parmi les citoyens du monde et les politiques que les citoyens du monde sont prêts à mettre à la tête de leur État, d'une vision nouvelle, harmonieuse et équilibrée, [...] avec un droit international fort. » Un mouvement poético-culturel, en d'autres termes, pour fonder un monde harmonieux et équilibré.
Hommes de culture, férus de poésie et de musique, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent aussi dans ce livre le cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l'avenir qui exige, au-delà de la conclusion d'un traité de paix, une véritable réconciliation entre Palestiniens et Israéliens, et plus généralement entre Juifs et Arabes.

Les auteurs

Ambassadeur de France, témoin privilégié lors de la rédaction de la Déclaration universelle des droits de l'homme, Stéphane Hessel est notamment l'auteur du célèbre Indignez-vous. Il a été le chef de la coopération technique au Quai d'Orsay.
Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l'Unesco, a participé aux négociations de paix israélo-palestiniennes. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages de référence sur la Palestine et négociateur et animateur de la Revue d'études palestiniennes aux éditions de Minuit. Il est aussi négociateur aux pourparlers bilatéraux et multilatéraux de paix, et chef de la délégation palestinienne aux négociations sur la question des réfugiés.Les échanges ont été menés par l'historien et éditeur Farouk Mardam Bey.
critiques
Ces deux hommes là sont mus par une farouche volonté de justice et d'humanisme. En découle un passionnant dialogue entre un rescapé des camps de concentration et un exilé chassé de ses terres par l'occupation israëlienne.
New African
A la confrontation d'idées, les deux auteurs (...) ont préféré l'évocation de leur parcours et de leur cheminement respectifs. Ce croisement de deux "expériences" donne au livre son originalité. Car la mise en perspective de ces deux itinéraires intellectuels singuliers donne la mesure du chemin parcouru par les deux intéressés et donc... du fossé d'incompréhension qui demeure et du chemin qui reste à parcourir par d'autres pour que cesse enfin ce paradoxe d'une solution de paix évidente mais toujours impossible.
Guillaume Weill-Raynal
Le Pays Malouin (Saint-Malo)
Un livre qui déborde du cadre strictement politique de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l'avenir.
Une découverte. Un rappel ou un éclairage sur une situation complexe. Cet ouvrage ne laisse pas indifférent et donne à réfléchir.
Or Norme (Mulhouse)
"Il y a une vraie volonté de réconciliation entre les deux peuples (...) mais cette volonté de réconciliation est gangrénée par tant d'éléments d'inquiétudes !" Elias Sanbar
Jean Luc Fournier
Au-delà des considérations politiques, le but de ce livre est profondément humain : la paix et la réconciliation entre Israéliens et Palestiniens, la fin d'un conflit qui dure depuis des décennies, tel est le rêve de ces deux éminents humanistes.
Lucide et sans complaisance.
We Are Strasboug
Durant la lecture du livre, on prend conscience de l'importance de la temporalité et du recul par rapport aux prises de décisions politiques de l'Histoire (...) La vision géopolitique est d'une importance capitale, on voit que la notion de justice peut évoluer dans le temps.
Mathieu Wolfersperger
Urban TV (Strasbourg)
Un livre à découvrir et un contenu à méditer.
Lionel Beaudouin
Un ouvrage essentiel, car il offre au lecteur, pour une fois, une vision très humaine, intimiste d'un conflit politique qui gangrène cette région du monde depuis des décennies. Une lecture passionnante, une belle confrontation de points de vue, et une réflexion qui aide à avancer.
Sarah Chelly
Le Monde Mensuel
"L'expérience des camps de concentration m'a profondément marqué, a marqué mon esprit. Quand on a eu la chance d'en sortir, de survivre, alors que tant sont morts, cela donne une forme de responsabilité et d 'écoute." Stéphane Hessel
Josyane Savigneau
La Marne
Une démarche fort originale et aussi des raisons d'espérer.
Pascal Pioppi
Radio Classique « Passion classique »
Stéphane Hessel parcours le monde pour échanger ses idées avec des personnes qui ne sont pas forcément d'accord avec lui. Le conflit israelo-palestinien est l'un des grands combats de sa vie. Il développe sa vision des choses, mais n'oublie pas, pas souci d'honnêteté intellectuelle, de rappeler le point de vue de ceux qui ne partagent pas le fruit de ses réflexions.
Olivier Bellamy
Hommes de culture férus de poésie, Stéphane Hessel et Elias Sanbar débordent dans ce livre le cadre strictement politique et traitent de la question palestinienne et du conflit israélo-arabe pour proposer une vision humaniste de l'avenir.
Les deux écrivains posent des regards croisés sur l'histoire du Proche Orient, cherchant à analyser les erreurs du passé pour mieux réfléchir à des solutions pour une paix durable, qui laisserait aux Palestiniens la place que l'histoire leur a retiré.
Un livre à deux voix. Celle du rescapé des camps de la mort, Stéphane Hessel, celle de l'exilé, chassé de la Palestine, Elias Sanbar. Deux parcours (...) N'ayons pas peur de le dire, deux hommes de bonne volonté présents en émotion et en intelligence non pour convaincre mais pour éclairer, expliquer, nous dire comment l'histoire s'est faite.
François Bernheim
L'alsace (Strasbourg)
Stéphane Hessel et Elias Sanbar ont écrit un livre, où ils confrontent à deux voix l'histoire du conflit israelo-palestinien à l'aune du droit international. C'est aussi le livre d'une amitié.
Geneviève Daune-Anglard
Vallée FM 98.4 « Beth-El Vallée »
Don Quichotte nous offre un livre sur un problème qui agite les émotions, les populations et l'histoire depuis trop longtemps (...) Un livre qui suscite la réflexion et le débat.
Nathalie Zylberman
Dernières Nouvelles d'Alsace
C'est un livre de paix, une harmonieuse alternance de voix qui, à l'unisson, militent pour une exigence de justice. Un respect du droit international, bafoué depuis presque soixante ans, soit depuis la création de l'état d'Israël. C'est un livre vibrant d'humanisme.
France Culture
Sorte de récit à deux voix d'un même passé, celui du conflit israélo-palestinien, vécu du point de vue des réfugiés par l'un et du point de vue de l'ONU par l'autre.
Marc Voinchet
Le fait que l'ouvrage soit écrit par ces deux personnalités lui donne évidemment une crédibilité et un intérêt de premier plan. Ils prennent tour à tour la parole, se répondent, s'interpellent. Leurs voix entrelacées se sont écho pour évoquer un sujet qui leur tient à coeur : le Proche-Orient (...) Il s'agit d'un document phare, à lire absolument (...) Une pièce historique fondamentale, qui jette une lumière précise sur des zones d'ombres trop souvent investies par des sentiments extrémistes ou religieux.
Noann Lyne
Ces deux ambassadeurs à l'engagement revendiqué publient (...) un livre de dialogue sur leurs parcours croisés, "Le rescapé et l'exilé" (...) En revisitant à deux voix les différents épisodes de la "question de Palestine", Hessel et Sanbar exposent la vision diamétralement opposée qu'ils ont pu avoir d'un évènement fondateur : la décision de la toute jeune ONU de partager la Palestine (...) entre un Etat juif et un Etat arabe.
Jean-Pierre Filiu
En analysant les causes du conflit et les éléments qui ont empêché les négociations d'aboutir, MM. Hessel et Sanbar parviennent encore à trouver des raisons d'espérer.
Ils devisent sur la situation entre Israël et la Palestine. Les deux en appellent vivement à la paix durable (...) On le recommandera pour son aspect didactique, destiné à ceux qui ne sont pas familiers des enjeux historiques.
Sylvain Champagne
Livres Hebdo
Tous deux ont un parcours différent mais un même engagement en faveur de la paix au Proche-Orient et de la création d'un Etat Palestinien.
Anne-Laure Walter
Militants en faveur de la paix au Proche-Orient et de la création d'un Etat Palestinen, les deux hommes échangeront leurs analyses et témoignages issus de leurs expériences respectives.
Le dialogue est précis, fouillé, profond dans l'analyse et la réflexion. Parfois très spécialisé mais jamais lassant (...) C'est la grande force des entretiens que de permettre au lecteur de se laisser entraîner sur des chemins traversiers. Pour s'ouvrir à d'autres voies. A d'autres voix. Et revenir, au final, à la croisée des pensées.
Olivier Quélier
Une indispensable lecture pour tous les démocrates et les porteurs du message de la Déclaration des Droits de l'Homme et surtout les révolutionnaires du Moyen-Orient.
Alain Vollerin
Dans "Le Rescapé et l'Exilé", les deux hommes confrontent leurs histoires à la grande Histoire. Pour autant que je puisse en juger à l'heure actuelle, cela nous réserve une très belle lecture !
rencontres
SAINT MALO
du 27 au 29 mai 2012
ETONNANTS VOYAGEURS
Avec Elias Sanbar Dimanche 27 mai 10h00- 11h00 : café littéraire « Grands Témoins » 14h30-15h30 : Rencontre sur la poésie. À la place Sainte-Anne 16h45-17h45 : Rencontre sur la Palestine. À la salle de l'Univers 18h00 à 20h00 : signature
PARIS / PORTE DE VERSAILLES
samedi 17 mars 2012
Salon du livre
Signature avec Stéphane Hessel & Elias Sanbar de 16h00 à 17h00 sur le Stand Seuil N° N15
STRASBOURG
vendredi 9 mars 2012
Kleber
Avec Stéphane Hessel et Elias Sanbar Rencontre à 17h00 suivie de signatures A la Librairie Kléber 1 rue Francs Bourgeois 67000 Strasbourg
médias
dimanche 22 juillet 2012
Parlons-en
Frédéric Haziza
Avec Elias Sanbar Diffusion à 08h20
vendredi 6 juillet 2012
Plan B
Frédéric Bonnaud
Avec Stéphane Hessel Rediffusion à 17h00
mercredi 23 mai 2012
L'invité de la rédaction locale
Stéphane Longin
Avec Elias Sanbar Diffusions à 08h02 et à 18h15
du 21 au 26 mai 2012
Le 6/9
Axel Perret
Chronique du livre offert à l'antenne Annonce de la venue de Stéphane Hessel et de Elias Sanbar à Saint Malo Diffusion à 06h40
lundi 21 mai 2012
Le 6/9
Axel Perret
Avec Stéphane Hessel Diffusion à 06h40
samedi 14 avril 2012
Des livres et vous
Claudine Bugat
Avec Elias Sanbar Diffusion à 10h30
jeudi 5 avril 2012
Passé / Présent
Jean-François Kovar
Avec Elias Sanbar Diffusion à 09h00
mercredi 4 avril 2012
Parlons-en
Frédéric Haziza et Patrice Trapier
Avec Elias Sanbar Rediffusion à 04h00
lundi 2 avril 2012
Des livres et vous
Claudine Bugat
Avec Elias Sanbar Diffusion à 18h30
dimanche 1 avril 2012
Parlons-en
Frédéric Haziza et Patrice Trapier
Avec Elias Sanbar Diffusion à 08h30, 16h30, 23h30
jeudi 29 mars 2012
Avant-Premières
Elisabeth Tchoungui
Avec Stéphane Hessel et Elias Sanbar Diffusion à 22h15
lundi 26 mars 2012
Passion Classique
Olivier Bellamy
Avec Stéphane Hessel Diffusion de 18h00 à 19h00
dimanche 25 mars 2012
Demain à la une
Audrey Crespo-Mara
Avec Stéphane Hessel Diffusions à 12h10 et à 21h40
samedi 24 mars 2012
Demain à la une
Audrey Crespo-Mara
Avec Stéphane Hessel Diffusions à 11h10, 16h10, 20h10
samedi 24 mars 2012
Culture Plus
Lucienne Chapé
Chronique du livre Rediffusion entre 11h00 et 11h45
vendredi 23 mars 2012
L'Agenda Culture
Arnaud Wassmer
Chronique du livre Diffusion à 12h15
jeudi 22 mars 2012
Culture Plus
Lucienne Chapé
Chronique du livre Diffusion entre 18h15 et 19h00
mardi 20 mars 2012
Au hasard des livres
Ghislaine de Rochefort
Chronique du livre Diffusions à 18h15 et 18h45
vendredi 16 mars 2012
Les dessous de l'histoire
Abel Zouani
Avec Elias Sanbar Direct de 17h00 à 18h00
jeudi 15 mars 2012
Le livre du jour
Thierry Chareyre
Avec Elias Sanbar Direct de 16h20 à 16h25
lundi 12 mars 2012
Tout son contraire
Philippe Vandel
Avec Stéphane Hessel Diffusions à 05h50, 09h40, 11h10, 13h50, 16h20, 17h20, 22h25 et 23h50
samedi 10 mars 2012
Mathieu Wolfersperger
Diffusion de l'entretien entre 10h00 et 12h00
vendredi 9 mars 2012
C'est la vie en Alcace
Lionel Augier
Avec Stéphane Hessel et Elias Sanbar Diffusions à 18h30, 19h30, 20h30 21h30, 22h30 et 23h30
vendredi 9 mars 2012
C à vous
Julie Andrieu
Avec Stéphane Hessel et un magnéto d'Elias Sanbar Diffusion de 19h30 à 20h15
jeudi 8 mars 2012
La matinale
Stéphane Pigato
Annonce la venue de Stéphane Hessel et Elias Sanbar chez Kléber Diffusion entre 06h00 et 08h30
mercredi 7 mars 2012
C'est la vie en Alcace
Olivier Dannel et Jean-Christophe Debono
Annonce de la signature à La Librairie Kléber le 9 mars Chronique du livre offert à l'antenne Diffusions à 06h30 et à 08h30
mardi 6 mars 2012
Des livres et moi
Jean-Louis Ferrer
Chronique du livre Diffusions à 16h10 et à 18h55
mardi 6 mars 2012
Plan B
Frédéric Bonnaud
Avec Stéphane Hessel Diffusion à 17h00
mardi 6 mars 2012
Passeport passion
Dominique Krauskopf
Chronique du livre Diffusion à 12h17
lundi 5 mars 2012
Frédéric Koster
Chronique du livre Diffusions à 09h20 et à 12h20
lundi 5 mars 2012
Dix minutes pour le dire
Gora Patel
Avec Elias Sanbar Diffusion à 07h40
lundi 5 mars 2012
L'heure de la sortie
Karine Roye
Avec Elias Sanbar Diffusion de l'interview à 17h10
du 5 au 10 mars 2012
L'heure de la sortie
Karine Roye
Chronique du livre offert à l'antenne Diffusion entre 16h30 et 19h00
dimanche 4 mars 2012
Sorties littéraires
Sarah Polacci
Chronique du livre Diffusion entre 12h00 et 12h30
samedi 3 mars 2012
Salut les Terriens
Thierry Ardisson
Avec Stéphane Hessel Diffusion à 19h05
vendredi 2 mars 2012
Culture Sud
Marc Vincent
Chronique du livre Diffusion entre 18h00 et 19h00
vendredi 2 mars 2012
Plan B
Frédéric Bonnaud
Avec Stéphane Hessel Diffusion à 17h00
vendredi 2 mars 2012
Dix minutes pour le dire
Gora Patel
Avec Elias Sanbar Diffusion à 12h15
jeudi 1 mars 2012
France Bleu Midi
Denis Faroud
Avec Stéphane Hessel Direct de 12h05 à 13h00
mardi 28 février 2012
Les matins
Marc Voinchet
Avec Stéphane Hessel et Elias Sanbar Direct de 07h40 à 08h00 + débat de 08h15 à 08h50
lundi 27 février 2012
Traces de lumière
Christian Malaplate
Chronique du livre Diffusion entre 08h30 et 10h00
lundi 27 février 2012
Les auditeurs découvreurs
Sébastien Doucet
Chronique du livre Diffusion à 18h40
dimanche 26 février 2012
Sorties Littéraires
Sarah Polacci
Chronique du livre Diffusion entre 12h00 et 12h30
samedi 25 février 2012
C'est arrivé cette semaine
Emmanuel Faux
Avec Stéphane Hessel Direct de 09h00 à 09h30
vendredi 20 janvier 2012
Les grandes questions
Franz-Olivier Giesbert
Livre montré Diffusion à partir de 21h30