Melissa Lucashenko
La chute d'Eddie BlanketTraduit par Mireille Vignol
Synchronique Editions
22€ / 384 pages
LE LIVRE
Deux histoires hors du commun séparées par cinq générations. Une fresque historique documentée et décapante. La colonisation vue par les aborigènes d'hier et d'aujourd'hui. Un style d'une modernité vibrante servie par une excellente traduction de Mireille Vignol.
Ce n'est pas une vulgaire racine qui aura raison d'Eddie Blanket !
Coincée à l'hôpital après une mauvaise chute et veillée par sa petite-fille Winona, fougueuse militante aborigène, Mamie Eddie se retrouve, sur un malentendu, propulsée « plus vieille Aborigène du Queensland » !
La machine s'emballe autour de Mamie Eddie qui ne dédaigne pas sa nouvelle notoriété. Mais les fantômes du passé s'en mêlent et menacent de perturber les célébrations officielles du bicentenaire de Brisbane : deux siècles plus tôt, au même endroit, le jeune Mulanyin débutait son initiation alors que les colons débarquaient, toujours plus nombreux...
Féroce, historiquement précis, mais aussi tendre, optimiste et d'un humour mordant, La Chute de d'Eddie Blanket nous entraîne dans une épopée historique où s'entrelacent deux histoires de famille, d'amour et de combats qui se rejoignent dans une chute aussi forte qu'inattendue.
L'autrice Melissa Lucashenko sera en France du 13 au 21 novembre dans le cadre du Festival Ciels australs– Littérature et cultures d'Australie qui se tiendra à la Mairie du 5ème arrondissement de Paris.
L'AUTRICE
Melissa Lucashenko est l'une des voix les plus fortes de la littérature australienne contemporaine. Autrice d'origine bundjalung engagée de longue date pour les droits des Aborigènes, elle a co-fondé Sisters Inside, une association qui soutient les femmes incarcérées et défend une approche plus juste du système pénal. C'est son deuxième livre traduit en français après Celle qui parle aux corbeaux (Seuil, 2023). Son œuvre se distingue par une écriture puissante, directe et profondément ancrée dans les réalités sociales et politiques du pays.
LA TRADUCTRICE
Après une vingtaine d'années en Australie et une carrière de journaliste au sein de l'Australian Broadcasting
Corporation, Mireille Vignol se lance dans la traduction littéraire à son retour en France en 2002. Elle a plus d'une soixantaine de titres à son actif, dont des grands noms de la littérature australienne et océanienne. Elle a en particulier traduit Kenneth Cook, Kate Grenville, Evie Wyld, la poétesse aborigène Ali Cobby Eckermann et le grand romancier maori Witi Ihimaera.