Dans la presse
JM Ledgard a pris une improbable tranche de vie, ou plutôt d'histoire secrète, et l'a re-imaginée, à mi-chemin entre fable et fiction. Le résultat est un premier roman exceptionnel, pétillant d'idées et de qualités poétiques.
Le symbolisme est fort (la Tchécoslovaquie est décrite comme une nation somnambule) mais sans pathos, car Ledgard donne à son histoire un air de rêve, de mythe ou de conte de fée.
Férocement insensible jusqu'à la fin, Girafe se situe dans un temps et un espace donnés, que les mots et les thèmes choisis transcendent complètement.
Sam Phipps – The Herald
Grands Dieux, comme M. Ledgard est raisonnable lorsqu'il parle comme une girafe !
La connaissance qu'a Ledgard de l'histoire et du folklore tchécoslovaques, et en particulier de « l'instant communiste » est impressionnante. Il y a un côté touchant et de désuet (slave ?) à ces histoires, racontées successivement par le gardien de zoo, l'agent secret, le marin et le tireur d'élite, sans oublier l'ouvrière somnambule.
Girafe est riche, difficile à décrire. Étant donné son originalité, les comparaisons sont de peu d'utilité ; en voici quelques-unes : Emil, avec ses réticences, a un parfum de demi-héros intellectuel de Robert Irvin. À travers une combinaison de l'Histoire des aspirations avec ce que nous sommes capables de créer ou de détruire, ancrée dans un paysage résolument européen, on retrouve Günter Grass. Le lyrisme mélancolique de sa démarche rappellera Saint-Exupéry, et qui connaît la poésie de Les Murray sur la conscience animale et la « présence » comprendra immédiatement la vision de Ledgard.
Todd McEwen - Scottish Review of books.
Ledgard fait preuve d'une admirable inspiration pour mettre en fiction cette affaire honteuse. Girafe est l'oeuvre d'une passion incontestable et d'un grand talent.
Alex Gibbons – New Statesman
L'auteur a ici une approche détournée : il s'agit plus de fiction que de journalisme d'investigation, et si la vérité est révélée, ce n'est que progressivement, au fil d'une introspection intense et de considérations sur la circulation sanguine des mammifères. Par moments son écriture se situe à la limite entre la prose et la poésie, avec des souvenirs souvent fort joliment racontés.
Les voix ont beau parfois se ressembler, le style est d'une grande qualité, et les procédés narratifs, discrets, se mettent bien en place pour mener au terrible et fascinant dénouement du massacre des girafes.
Literary Review
JM Ledgard révèle l'origine du fait divers
J'étais correspondant en Europe de l'Est pour The Economist, [...] quand un jour, vers 2001, je suis tombé sur quelques mots qui évoquaient cette histoire dans un journal tchèque. Un entretien nous apprenait que quelqu'un (qui s'était enfui par la suite) avait filmé la naissance d'une girafe pour la télévision nationale tchécoslovaque, mais que la séquence avait disparu après que la police secrète eut abattu toutes les girafes du zoo.
J'ai passé quelques années à me documenter, puis j'ai été envoyé en Afghanistan [...], et c'est là que j'ai commencé à écrire. Les recherches correspondaient à une sorte de journalisme tridimensionnel : je voulais les faits, mais je voulais aussi les sentiments. Les sentiments étaient plus importants. [...] Le temps fort est arrivé à la toute fin quand, par hasard, j'ai rencontré le chasseur qui a été engagé par la police secrète pour abattre les girafes. Nous avons passé une journée [...] à évoquer ce qui s'était passé.
Le carnage des girafes était encore un secret d'État quand j'ai commencé mon enquête. Le zoo n'avait reçu aucune explication. Il n'y avait aucune trace des girafes. Aucune trace de leur existence, excepté dans des dossiers de la police secrète. En cette période communiste, on avait tenté d'étouffer l'affaire.
JM Ledgard - interview
“Required reading... a superb story of bureaucratic idiocy taken to surrealistic extremes of nastiness; captures the drabness and matter-of-fact cruelty of impersonal oppression.”
William Georgiades – New York Post
“Ledgard is no ordinary writer... "Giraffe" is as sinewy and mesmerizing as a fairy tale; it stirs up the reader's subconscious. Not a word is wasted... A potent, disturbing dream, as if Radiohead's “Idioteque” had mixed with something by Haruki Murakami.”
Karen Long – Cleveland Plain Dealer
“Five stars. One of those books that could make best-of lists in several categories... you too will come away from this book as if stirred from a dream.”
Anderson Tepper – Time Out New York
"A profoundly affecting debut novel that will wake you up and break your heart... A stunning and richly thematic work; highly recommended.”
Barbara Hoffert – Library Journal
“Stunned and ethereal, “Giraffe” begins like a dream but ends like a nightmare.”
Christopher Bray – New York Observer
“A bravura debut, a rich composition with suggestions of steelier Scottish organizational rigor below its mazy surface... “Giraffe” evokes an enduring measure of terror.”
Elizabeth Lindner – San Francisco Chronicle
“Ledgard observes the natural and animal world with rare acuity... striking, noteworthy, and intriguing.”
Adam Kirsch – New York Sun
“Ledgard's novel has bursts of sparkling intensity . . . magnificent.”
- Publishers Weekly
“Strange and severely disturbing... there is really nothing that can prepare a reader for the terrible carnage that eventually erupts.”
Brad Zellar – Minneapolis Star Tribune
“Haunting... Identities are the only thing protected in "Giraffe." In the end, no one, not even the reader, escapes unscathed.”
Robin Vidimos – Denver Post
“Ledgard's terse yet elegant prose possesses a strange other-worldliness that makes it read as if it were a dream of Milan Kundera.”
Scott Stealey - Time Out Chicago
“A bloody climax proceeds with grim precision, a horrific capstone to a book that is among other things a meditation on captivity and the sober understanding that "we are all of us bound together by suffering, even more than by joy.””
Donna Rifkind – Baltimore Sun
“A delicate, deep, earthy parable of what is referred to as Czechoslovakia's “communist moment”, in which comrades sleepwalk through life, yearning... a bravura, unmatchable performance.”
Meghan Helsel – Elliott Bay Book Review