Mischa Aznavour
Petit Coeur maladeRomanEditions Anatoliajeudi 25 février 2010
244 pages / 17,90 eurosLe livre
Que se passerait-il si l'on avait la chance de se retrouver tel que l'on était lorsqu'on avait douze ans ?
Petit Coeur malade raconte l'histoire d'un homme et d'un enfant dans les petits faits, les tragédies de la vie quotidienne.
L'enfant, c'est une âme introvertie qui ne vit entourée que de l'affection de son chien et des rêves d'amour qui peuplent son imaginaire et qui peu à peu va deviner qu'il faut mentir pour se faire accepter dans le terrible et vaste monde.
L'homme, lui, pourrait être cet enfant, mais quelques années plus tard. Il vient de perdre son chien à une période charnière de sa vie. Dans son chagrin, il cherche un nouveau départ, à retrouver son âme d'enfant pour repartir, tout recommencer. Il fait le chemin en arrière, remonte le fil de laine, pour cerner le moment où sa vie l'a trahi, a bifurqué sur un chemin d'épines, le conduisant dans l'impasse où il se trouve. Le hasard des événements va réunir ces deux étrangers dont la détresse de l'un va se chauffer au désespoir de l'autre.
Ces pages nous livrent les rêves de ces deux êtres, leur philosophie simple, leurs réflexions sur la vie qui les entoure, les événements qui les peinent ou les ravissent. Deux voix différentes qui cherchent dans les mots qu'ils se confient une échappatoire au mal-être de l'un, aux malheurs de l'enfance pour l'autre.
L'enfant et l'homme sont un seul et même être, Mischa Aznavour.
Note de l'éditeur
Les vicissitudes de Mischa Aznavour racontées comme une fable par un petit prince des lettres. Il nous livre les impressions de son âme de poète avec les mots parfois modernes de sa génération, les tourments de son « étrange solitude » si fascinante et si troublante, son amour pour les filles aussi.
Un document sensible au charme envoûtant.
L'auteur
Je suis né en 1971 en mai au coeur du printemps saison de l'amour et des révolution, de l'enfance je ne garde que très peu de souvenirs plus ou moins désagréables. Je me souviens avoir très tôt recherché l'individualité ce qui a fait de mes premières expériences scolaires un désastre. Petit je rêvais d'être savant, mais en comprenant qu'il fallait faire de longues études, j'ai laissé tomber cette idée assez rapidement. Ensuite j'ai voulu être grand chef cuisinier. Mais mes parents m'ont assez vite découragé : j'étais trop nerveux. Il faut dire qu'enfant j'étais bourré de tic et de toc, une sorte de Vincent Lindon version enfantin. J'ai toujours été amoureux depuis ma première journée à l'école jusqu'aujourd'hui. Je crois avoir souvent aimé dans le vide comme ces grands héros romantiques qui ont bouleversé mes lectures enfantines. Car très tôt j'ai aimé les mondes imaginaires. Solitaire jusqu'à l'âge de 14 ans, où j'ai connu mon premier véritable ami, quelqu'un qui ne m'appréciait pas pour mon nom. Pourtant j'ai grâce à toute ces années pu comprendre assez bien l'âme de mes contemporains qui est assez noire. Ce qui ne m'a pas empêché de toujours garder mon optimisme. Sans doute une autre leçon des grands auteurs russes. Les années de lycées furent merveilleuses. J'ai aimé l'adolescence et sa liberté et enfin ma singularité était récompensée. En 1991 je débarque à Paris, en septembre, durant les prochaines 17 années je serais tout à tour oiseau de nuit, comédien( Tournée de 6 mois avec Jean Franval et sa compagnie dans le sud de la France), éditeur dans la musique, producteur de groupe underground et de Raggae Man, mais aussi associé à Marc di Domenico , Philippe Ulrich pour l'album du plus méchant fantaisiste français ( Henri Salvador: Album
Chambre avec Vue), producteur de film(
Ennemi Public de Karim Abbou et Kader Aim) , acteur pour Marion Hansël dans
Between the devil and the deep blue sea, Tout cela c'était sympa mais ça n'égalait jamais ce que j'avais rêvé . J'écrivais depuis toujours, je vendais déjà mes lettres d'amour aux grands sportifs de l'école pour séduire les jolies filles qui de toute façon plaçaient en seconde place la poésie. Au bout de 17 ans de vie parisienne et de poésie sur les nuits d'ici, après avoir traversé 2 fois les Etats-Unis, avoir remporté un prix de poésie à l'université de Philadelphie (Amman en Jordanie). J'ai voulu changer de monde, oublier tous les piques assiettes et les cons. Je suis parti presque du jour au lendemain pour Moscou j'ai fait un peu le D.J. comme d'autres seraient serveurs et j'ai rencontré une bande d'éditeurs fous russes qui ont cru en moi et m'ont fait confiance. Après avoir bien vendu en Russie mon premier roman (
Moscou blues, publié en France en 2008, aux éditions Anatolia, sous le nom de Mischa Lev) j'ai fait une école de photos pour patienter et préparer mon prochain grand voyage. Une traversée de la Russie de Saint-Pétersbourg à Vladivostok en voiture. Que je prévoie d'effectuer dans les 5 années à venir si le temps me le permet. Mischa Aznavour