Janine Boissard
Malek


Roman
Editions Fayard
mercredi 1 octobre 2008

262 pages - 18,90 euros

Le livre
C'est une rencontre improbable. Celle de Malek Chebel, le penseur bien connu, et de Janine Boissard, romancière populaire, qui s'est vue confier par lui la tâche passionnante de raconter son enfance, puis son adolescence.
L'enfance d'un petit Algérien ballotté par les vents de l'Histoire, la guerre d'Indépendance. L'adolescence douloureuse, tendue vers un grand but : devenir écrivain.
Rencontre improbable ? Peut-être pas, car Janine Boissard a, elle aussi, connu le sentiment d'exil, la douleur d'être rejetée, cette blessure d'enfance que l'artiste a la chance de pouvoir transformer en lumière.

Zhora, dite « Petite Rose », accouche de Malek au printemps. C'est son premier enfant, qui comble ses parents de bonheur.
Deux années plus tard, alors que Zhora vient de donner à Malek un petit frère, le deuil s'abat sur la famille lorsque la guerre d'Algérie emporte le bel Hocine, son époux.
Avec ses fils, Zhora retourne vivre chez son père, Hamadi, riche propriétaire terrien. Mais le malheur frappe Hamadi, dépossédé de ses terres par les nouveaux maîtres du pays. La douloureuse décision est alors prise de placer Malek et son petit frère dans un Centre pour orphelins. Le directeur du Centre est un homme sadique. C'est entre les hauts murs gris du malheur que s'ouvrira en Malek, arraché à sa famille, cette blessure d'enfance qui jamais ne se referme tout à fait. Blessure dont il parviendra, poussé par sa soif d'apprendre et grâce à l'instituteur de l'école voisine du Centre où il a le privilège d'être inscrit, à tirer la lumière qui le sauvera du désespoir et éclairera désormais son chemin.
Comprenant que ce sera par le savoir qu'il s'en tirera, Malek saisit toutes les mains qui se tendent, notamment celles d'enseignants français qui ont choisi de rester en Algérie et qui s'intéressent à cet élève doué, s'émerveillent de sa surprenante boulimie de connaissance.
Dans la vie de Malek, il y a aussi les amis. Si la souffrance isole certains, en ce qui le concerne, elle le rapproche des autres dans une soif inextinguible de contact. Il est également toujours prêt à aider ceux qui en ont besoin. N'a-t-il pas, comme eux, connu le doute et la souffrance ? Et puis, bien sûr, les filles vont jouer leur rôle. Elles se prénomment Aïcha, Malika, Sabrina. Elles sont vives, gaies, et si savantes sans s'en douter ! Auprès d'elles, il va découvrir la beauté et le pouvoir des femmes.
C'est durant sa dernière année au lycée que Malek peut enfin mettre un nom sur la flamme qui brûle en lui depuis l'enfance, ces Contes de l'Islam, si beaux, que lui lisaient ses oncles et dont la leçon était toujours la même : « Avance si tu veux t'en sortir. » Sans doute, le savait-il déjà, il était, il sera un écrivain.
Son bac en poche, Malek obtient une bourse pour l'université de Constantine où il acquiert une licence en psychologie. Puis il s'envole vers Paris où, sous la férule de maîtres prestigieux, il obtient haut la main de nombreux diplômes. Le voilà enfin prêt à rentrer au pays où l'attend une chaire de psychologie à l'université de Constantine.
Mais le voile noir de l'intégrisme recouvre peu à peu l'Algérie. Empêché de transmettre son savoir, jugé subversif ou contre révolutionnaire par les religieux, il décide de revenir à Paris d'où il ne cessera de défendre l'Islam des lumières, et d'envoyer aux siens, à travers ses écrits, des messages d'espoir.
A Paris où son premier livre va être publié.
Malek signifie « seigneur ». Toute sa vie consiste à tâcher d'en être digne.

Si Janine Boissard était faite pour raconter cette histoire, c'est que dès 13 ans elle a su qu'elle serait écrivain. Elle publie son premier roman à vingt ans. Par la suite, de grands succès remportés en tant que romancière ou que scénariste lui permettent rapidement de se consacrer pleinement à l'écriture, qu'elle définit comme sa passion, un métier exigeant et sa façon de respirer.
L'auteur
Janine Boissard

« Je suis née à Paris : père Inspecteur des Finances, mère à la maison, quatre soeurs et un frère. A cinq ans, comme la plupart des enfants à l'époque, je savais lire et écrire couramment... Et ne faisais plus que ça, dédaignant toutes les autres matières, ce qui me valut d'être renvoyée des quatre établissements religieux haut de gamme, du seizième arrondissement où nous habitions. Accusée d'être indocile, incontrôlable et d'avoir, en plus, « mauvais esprit », je deviens très vite le vilain petit canard de la famille, ce qui me vaudra de fréquents et douloureux séjours en pension. A l'âge de quinze ans, mes parents décident de me faire arrêter mes études. Tant pis pour le bac ! Leur reste l'espoir de bien me marier. C'est ainsi que je me retrouve à Dupanloup, inscrite dans une classe d' »Humanités Féminines » où l'on tentera de m'inculquer les qualités nécessaires à une maîtresse de maison accomplie. Je n'en ai cure. Passionnée de littérature, j'ai depuis longtemps décidé de mon avenir. Je serai écrivain. Dans le plus grand secret, de peur d'être découragée, j'écris un roman : « DRISS ». A dix-neuf ans, je le dépose chez René Julliard qui vient de publier Françoise Sagan. Il me reçoit très vite et, après m'avoir demandé de le retravailler, il le publiera ainsi que les deux suivants, sous le nom de Janine Oriano, car, entre temps, je me suis mariée. Malgré mes quatre enfants, je ne cesse plus d'écrire. C'est avec « B comme Baptiste », en devenant la première femme à entrer dans la « Série Noire », chez Gallimard, que je connais enfin le succès. Dans la foulée, j'apprends le métier de scénariste avec Pierre Grimblat, et participe à l'adaptation de mon troisième « polard », « O.K LEON » qui, sous le titre de « O.K PATRON », donnera son premier rôle à Jacques Dutronc. J'écris également pour TF1 une série policière intitulée « MISS », dont l'héroïne ne sera autre que Danielle Darrieux. En 1977, « L'ESPRIT DE FAMILLE », publié chez Fayard sous mon nom de jeune fille car je viens de divorcer, obtient deux voix au Femina et m'apporte un vaste public populaire dans toutes les tranches d'âge. L'Esprit de Famille devient saga et les quatre premiers tomes, adaptés et dialogués par moi, font l'objet d'un feuilleton sur TF1 qui obtient un succès considérable, avec, pour principaux interprètes : Maurice Biraud et Denise Grey. Le feuilleton est en VHS, les « poches » retirés chaque année. L'Esprit de Famille est devenu un classique. Plus récemment, j'ai publié chez Robert Laffont : « UNE FEMME EN BLANC » dont a été tiré un feuilleton où Sandrine Bonnaire a, pour la première fois, accepté de tourner pour le petit écran. Depuis, plusieurs de mes livres ont été adaptés, le dernier en date : « Recherche Grand-mère désespérément », avec Line Renaud et Guy Bedos. J'ai la chance de vivre de ma plume depuis bientôt quarante ans. J'ai dix petits-enfants avec lesquels je skie et joue au tennis. J'ai reçu les palmes académiques pour mon action auprès de la jeunesse. » Janine Boissard

A publié en 2006 un récit sur son enfance " Je serai la princesse du chateau" aux éditions du Rocher en 2007 un roman "Allez France !" chez Robert Laffont et en 2008 « Un amour de déraison » aux éditions du Rocher


FILMOGRAPHIE DE JANINE BOISSARD

DIABOLISSIMO. Scénario de l'auteur pour la télévision.
L'INTRUSE. Scénario de l'auteur pour la télévision, réalisation Robert Guez, 1972.
LES DEVORANTS. Scénario de l'auteur pour la télévision.
O.K PATRON. Adaptation pour le cinéma de la Série Noire O.K Léon !,
Scénario de Claude Vital et Janine Boissard,
Avec Jacques Dutronc et Mireille Darc, réalisation Claude Vital, 1973.
L'ESPRIT DE FAMILLE. Adaptation pour le cinéma, scénario de Jean-Pierre Blanc et Janine Boissard Avec Michel Serrault, Nicole Courcel, Pascale Rocard... Réalisation Jean-Pierre Blanc , 1978
MISS. Scénario de l'auteur pour la télévision. Avec Danielle Darrieux dans le rôle titre, réalisation Roger Pigaut, 1979
L'ESPRIT DE FAMILLE. Adapté par l'auteur pour la télévision. Avec Maurice Biraud et Denise Grey, réalisation Bernard Rouland , 1982
UNE FEMME EN BLANC. Adapté pour une série de six épisodes à la télévision, sur France 2. Avec Sandrine Bonnaire, réalisation Aline Issermann, 1997
BELLE GRAND-MERE. tomes 1 et 2. Adapté pour France 3, avec Macha Méril et Victor Lanoux.
MARIE-TEMPETE. Adapté pour une série à la télévision, sur France 2. Avec Anne Jacquemin, réalisation Denis Malleval, 2000
LA MAISON DES ENFANTS. Adapté pour une série à le télévision, sur TF1. Avec Sandrine Bonnaire, réalisation Aline Issermann, diffusion les 31 lars, 7 et 14 avril 2003.
RECHERCHE GRAND-MERE DESESPEREMENT. Adapté pour France 2 par Edouard Molinaro. Avec Line Renaud et Guy Bedos. Sous le titre : « UNE FAMILLE PAS COMME LES AUTRES », 2005
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