Christine Arnothy
Les années cannibales


Autobiographie
Editions Fayard
mercredi 19 mars 2008

20 € - 345 pages

Le livre
Depuis la publication de son journal J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, connu dans le monde entier, Christine Arnothy a déjà écrit sur sa vie, mais jamais comme dans ce volume. Ici, elle redescend dans les ténèbres de son adolescence, reconnaît la vérité des prédictions de son oncle, professeur de médecine, qui, dans les décombres de Budapest, lui avait annoncé le déferlement des « années cannibales ».
« L'humanité est abîmée. La vue de tant de morts a développé les mauvais instincts de ceux qui ont survécu aux horreurs de la guerre. La notion que tout est permis et que l'argent règne se transmettra d'une génération à l'autre. Donc ils n'obéiront qu'à l'argent et aux influences occultes. Celle qui aura réussi courra toujours le danger d'être dévorée par jalousie. Toi, tu pourrais être la victime rêvée des années cannibales. »
« Mais non. Je vais réussir à les vaincre », dit Christine à quinze ans.
« En effet, répète Christine Arnothy des décennies plus tard, j'ai réussi à faire de ma vie une belle histoire. »
La force de l'écriture et l'amour l'ont aidée. Elle avait toujours un « je t'aime » à dire à l'homme pour qui elle a traversé tous les enfers et une histoire passionnante à raconter à son public.
L'histoire de ces années cannibales ? La vie avec un homme marié qui essaie de divorcer dans la douce France des années 55-68. L'existence n'est que fuites, cachotteries, séparations et retrouvailles. Elle assume les tourments d'une cohabitation sous surveillance juridique, et apprend l'histoire du journal que l'homme aimé a fondé – le journal est de droite, elle est de gauche.
Best-seller littéraire, on voudrait la retenir aux USA. Malgré les obstacles sans cesse renouvelés, elle revient toujours vers l'homme qu'elle aime. Grâce à l'écriture et aux voyages, elle tente de sortir à peu près indemne de ces années cannibales.
« Il fallait cette autobiographie, dit-elle, pour en finir avec mon deuil. Je reviens passionnément vers mes romans. Place à l'imagination, mon vrai domaine. La vie ? Il vaut mieux l'inventer. »

L'auteur
J'ai quinze ans et je ne veux pas mourir, son journal de guerre, la projette dans une carrière internationale. Dès ses débuts, Christine Arnothy est défendue par les libraires et par le public. Ses titres-vedettes passionnent la France et font le tour du monde. Notamment Le Cardinal prisonnier (Julliard), Toutes les chances plus une (Grasset, Prix Interallié), Vent africain (Grasset, Prix des Maisons de la Presse), Une affaire d'héritage (Grasset), dernièrement Embrasser la vie, autobiographie partielle et, comme elle dit, « écrite les mains gantées », puis les romans On ne fait jamais vraiment ce que l'ont veut, Aller-retour tous frais payés,Une rentrée littéraire, Relations inquiétantes, L'Homme aux yeux de diamant et Donnant donnant. Elle a publié sa série américaine d'abord sous le pseudonyme de William Dickinson, ensuite, en dévoilant sa vraie identité, sous le nom de Christine Arnothy : Des diamants pour Mrs Clark, Mrs Clark et les enfants du diable, De l'autre côté de la nuit,Mrs Clark à Las Vegas (Fayard).
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