Célia Bertin
Jean Renoir


Biographie
Editions du Rocher
jeudi 6 octobre 2005



Le livre
« Boudu sauvé des eaux », « La Grande Illusion », « La Bête humaine », « La Règle du jeu », autant de chefs-d'?uvre... Fils d'Auguste Renoir, Jean passe sa jeunesse dans l'univers du peintre. Ce cavalier, aviateur, amateur de voitures de sport et de jolies femmes vient surtout au cinéma pour glorifier la beauté de son épouse. Avec les années trente et le Front populaire, l'artiste s'engage, se fonde sur le fait divers et l'observation des différentes classes pour analyser une société qui « danse sur un volcan ». Après un séjour en Inde, il tourne « Carrosse d'or » et « French Cancan », où s'exprime son amour du spectacle. Il s'illustre aussi au théâtre, à la télévision et dans le roman, jusqu'à sa mort à Beverly Hills en 1979. Une biographie qui incarne la phrase enthousiaste du cinéaste : « Le spectacle de la vie est mille fois plus enrichissant que les plus séduisantes inventions de notre esprit. »
L'auteur
Célia Bertin

Née à Paris, le 22 octobre 1920. Etudes secondaires au lycée Fénelon, licence de lettres à la Sorbonne, prépare une thèse de doctorat d'université sur " l'influence du roman russe " (Gogol, Tourgueniev, Dostoïevski, Tolstoï, Tchekhov) sur le roman anglais contemporain (d'Arnold Bennett à Virginia Woolf). Préparation interrompue par son activité dans la résistance, Célia Bertin doit fuir Paris en 1944.

En Octobre 1944, elle est envoyée par le ministre de l'information, P.E Teitgen faire des conférences en Suisse sur la résistance française.

1945, demeure en Suisse pour soigner une très forte anémie due aux quatre années d'occupation.

1946, rentre en France, s'installe à Cagnes sur Mer puis à Saint-Paul de Vence et publie son premier roman La Parade des Impies (Grasset) traduit en Angleterre, aux Etats-Unis et en Allemagne.

1948, La Bague était brisée (Corrêa), roman.

1949, Les Saisons du Mélèze (Corrêa), roman.

1951, avec Pierre de Lescure, Célia Bertin fonde et dirige " Roman ", revue littéraire bimestrielle consacrée aux problèmes du roman qui paraît à Saint-Paul de Vence, sous une couverture de Henri Matisse.

1953, elle rentre à Paris, publie La Dernière innocence (Corrêa), roman qui obtient le PRIX THEOPHRASTE RENAUDOT, traduit aux Etats-Unis, en Angleterre et en Hollande.

1954, Contre Champ (Plon)

1956, Haute Couture, Terre Inconnue (Hachette), enquête et ouvrage de référence sur la haute couture parisienne, partiellement paru dans " Le Figaro " et dans " Harper's Bazaar ", traduit aux Etats-Unis, en Angleterre, en Allemagne, En Hollande, en Italie, au Japon.

1957, Une femme heureuse (Corrêa), roman, traduit en Allemand.

1959, Le Temps des Femmes (Hachette), enquête sur la condition de la femme en France depuis la fin du XIXème siècle.

1963, La comédienne (Grasset), roman.

1967 Mayerling ou le destin fatal des Wittelsbach (Perrin), ouvrage paru dans la collection de livres d'histoire dirigée par André Castelot puis dans " Press Pocket " et dans " Le Grand Livre du Mois ".

1970 Elles ont vingt ans (Plon), enquête sur les jeunes femmes en France, traduit en Italien.

1972, Je t'appellerai Amérique (Grasset). Roman traduit en japonais.

1974, Contre champ, roman, republié par les Editions Rombaldi dans la collection " Bibliothèque du temps présent "

1977 Liens de famille (Grasset), roman.

1982 La Dernière Bonaparte (Perrin), biographie republiée par Plon, sous le titre Marie Bonaparte et également sous ce titre, en livre de poche. Ouvrage couronné par l'Académie française, Prix Sainte Beuve, traduit aux Etats-Unis en Angleterre, en Allemagne, en Italie en Espagne, au Brésil.

1986, Jean Renoir (Perrin), biographie traduite aux Etats-Unis, au Brésil, ouvrage couronné par l'Académie française.

1989, La Femme à Vienne au temps de Freud (Stock), traduit en Allemagne, au Brésil.

1993, Femmes sous l'occupation (Stock)

1994, nouvelle édition de la biographie de Jean Renoir (Editions du Rocher) et Jean Renoir Cinéaste (Découvertes Gallimard)

1999, Louise Weiss (Albin Michel) biographie

2005, Jean Renoir (Editions du Rocher) biographie reéditée

Célia Bertin a fait, en outre, plusieurs traductions de l'anglais et de l'italien. Parmi lesquelles le Picasso, de Roland Penrose (Grasset), l'album Picasso et la Troisième Dimension de Gjon Mili, un tome des Papiers de Boswell : Boswell chez les Princes (Hachette), le Journal de Denton Welch (Plon), un recueil de nouvelles de Rebecca West The Harsh Voice, paru sous le titre Aigre douce (La Palatine). Elle a également préfacé ces deux derniers ouvrages.
Elle a collaboré au " Figaro Littéraire ", à " Arts ", à " La Revue de Paris ", où elle a tenu la chronique du cinéma de 1963 à 1970, date de disparition de la revue. Elle a été " French Editor " du " Courrier de l'Unesco ", en 1960 et membre du comité de lecture de Hachette de 1961 à 1965. Elle a également fait partie du comité des " Lettres Nouvelles ", après 1955.

Conférences patronnées par les Relations culturelles ou l'Alliance Française en Scandinavie, Grande-Bretagne, Suisse, Belgique, Etats-Unis. Célia Bertin fut aussi 'écrivain en résidence' dans plusieurs universités Américaines (Tufts University, University of Massachusetts-Boston, University of Wisconsin Madison et Milwaukee) de 1969 à 1972. En 1990-1991 et 1991-1992, elle fut invitée comme 'visiting scholar' par le Centre d'Etudes Européennes de Harvard University et elle a participé depuis à plusieurs colloques dans ce centre.

Officier de la Légion d'Honneur
Officier des Arts et des Lettres
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