Général Marcel Bigeard
Adieu ma France


Document
Editions du Rocher
jeudi 12 janvier 2006



Le livre
Le dernier livre du général Bigeard qui, à bientôt 90 ans, souhaite laisser derrière lui une sorte de testament. Loin du matérialisme triomphant, son regard sur les quarante dernières années de notre pays est profondément critique et désabusé. Réfléchissant au terrorisme islamique, dévoilant des considérations plus personnelles, le général Bigeard montre que la vie est un ensemble et que les parcours personnels et professionnels du héros de Dien Bien Phu sont indissociables.
L'auteur
GENERAL MARCEL BIGEARD

Le 14 février 2006, Marcel Bigeard , "Bruno" pour ses hommes, fêtera son 90e anniversaire. A travers les milliers de lettres qu'il reçoit chaque mois, depuis ses années de gloire sur les champs de bataille, il sent battre le pouls de la France profonde, celle que l'on entend peu dans les médias, celle qui se reconnaît en lui.

De petit assistant à la Société Générale de Toul, à 15 ans, il a su gravir tous les échelons, à force de courage, d'abnégation et de ténacité. Du courage, il lui en a fallu pour tenter ses multiples évasions des camps allemands, pendant la guerre, jusqu'à la réussite ; pour rejoindre les Corps Francs (1939-1940) et se faire parachuter dans l'Ariège en 1944 et combattre jusqu'à la victoire.

De l'abnégation encore, dans les batailles où il s'est hautement illustré en Indochine durant trois séjours 1945-1947 / 1948-1950 puis de 1952 à 1954, jusqu'à la chute de Dien Bien Phu en mai 1954, et les camps de la mort vietnamiens, où il a su résister à l'humiliation, aux maladies et à la faim.

Il est ce chef qui passe devant ses hommes en criant "suivez-moi", celui qui dit "un pas, encore un pas" jusqu'au dernier et toujours "croire et oser". Autant de devises qui fleurissent sur les drapeaux de régiments parachutistes.

Dans l'enfer indochinois, il gagne ses galons d'officier, puis poursuit en Algérie, de 1956 à1958, la défense des intérêts de la France. Général de brigade en 1967 puis Général de division en 1971, il devient commandant supérieur des forces françaises du sud de l'Océan indien (1971-1973). Général de Corps d'armée (1974), il est appelé au gouvernement par Valéry Giscard d'Estaing la même année et devient Secrétaire d'Etat à la Défense dans le gouvernement de Jacques Chirac. Démissionnaire en 1976, il est élu et réélu député de la Moselle de 1978 à 1988 et Président de la Commission de la Défense de l'Assemblée Nationale (1978-1981).

Tour à tour baroudeur et politique, ce Grand Croix de la Légion d'Honneur, officier le plus décoré de France, attaché aux valeurs républicaines, n'a jamais appartenu à aucun parti : "mon parti, c'est la France" aime-t-il à rappeler.

Toujours sur le front des préoccupations de son pays, il présente en cette année 2006, son " dernier ouvrage ", véritable livre testament intitulé "ADIEU MA FRANCE".

Jules Roy écrivait de lui : "les grandes légendes ne s'attachent qu'aux hommes d'exception et, à sa manière, Bigeard en est un". Il est aujourd'hui le dernier de nos héros.
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