Marcel Proust
A la recherche du temps perdu
Les manuscrits de la Madeleine

Manuscrit original
LES ÉDITIONS DES SAINTS PÈRES
jeudi 22 octobre 2015

249€ / 268 pages

Le livre
Trois joyaux, pour la première fois publiés, dans lesquels apparaissent les différentes étapes d'écriture de ce qui deviendra le passage le plus célèbre de la littérature du XXe siècle : l'épisode de la Madeleine.
Cet épisode est le moteur secret de La recherche du temps perdu. Ces trois cahiers inédits permettent ainsi de retracer la généalogie littéraire du moment le plus emblématique de l'univers proustien et de découvrir que la célèbre madeleine a d'abord été du pain grillé, puis une biscotte.

Les métamorphoses de la Madeleine
INÉDIT. Ce coffret contient la reproduction de 3 Moleskine, correspondant à 3 étapes d'écriture d'un célèbre passage de La recherche du temps perdu : celui de la Madeleine.
Le manuscrit du pain grillé. En 1908, à la demande du Figaro, M. Proust compose une critique qui sera augmentée et publiée de façon posthume sous le titre Contre Sainte-Beuve. À la recherche du temps perdu est souvent considéré comme le prolongement romanesque de la poétique développée dans ces pages. C'est ainsi qu'apparaît le 1er passage qui lie l'émotion des sens à la résurgence du souvenir : le goût du pain grillé mêlé au thé. La toute première version de l'épisode de la Madeleine.
Le manuscrit de la biscotte. M. Proust hésite ici sur la consistance et la forme de sa biscotte (p.14 de la numérotation en haut à droite, ou encore 3 pages après la p.55 de la numérotation en haut à gauche).
Le manuscrit des Petites Madeleines. Dans cet assemblage de notes diverses (que l'on peut considérer comme le manuscrit préparatoire de Du côté de chez Swann), on trouve enfin nos Madeleines (page 4 de la numérotation en haut au centre, pages 8 et 9). Par ailleurs, deux écritures cohabitent dans ce cahier : celle de Proust et celle de son copiste, dans un dialogue unique et émouvant sur le travail même de l'écrivain.

Un livre culte
Lorsqu'il estime avoir terminé son roman, Marcel Proust se questionne. Faut-il publier un tome, ou deux ? L'appellera-t-il Les Intermittences de coeur ? Il va aussi connaître les affres de l'auteur qui cherche à être édité. Gaston Calmette lui a promis une publication chez Fasquelle mais un lecteur rédige une note défavorable. Ollendorf décline. André Gide, chez Gallimard, le refuse. Grasset accepte enfin, en 1913, de le publier à compte d'auteur.
Le livre paraît en novembre de la même année, truffé de fautes. Malgré le soutien de ses amis, Jean Cocteau ou encore Lucien Daudet, la critique est mitigée. On s'accorde cependant à penser que l'auteur est plus que singulier. Gide revient sur son premier mouvement et écrit à Proust : « Depuis quelques jours je ne quitte plus votre livre. Hélas ! Pourquoi faut-il qu'il me soit si douloureux de tant l'aimer ?... » L'éditeur de la rue Sébastien Bottin parvient à récupérer Proust et publie À l'ombre des jeunes filles en fleurs en 1919 : il obtient la consécration, le prix Goncourt. Les derniers volumes de La recherche paraîtront après la mort de l'écrivain.

Préfacé par Jean-Paul Enthoven
Jean-Paul Enthoven, éditeur et écrivain, est le co-auteur du Dictionnaire amoureux de Proust (Plon). Il propose dans la préface de cette édition une plongée dans les coulisses de l'écriture de Marcel Proust.


Une édition limitée - 1000 exemplaires numérotés
Cette édition prévoit deux tirages : le premier, dans un coffret vert, numéroté de 1 à 1000, et un second, de couleur ivoire (non numéroté).

L'auteur
Marcel Proust (1871-1922) rédige À la recherche du temps perdu à partir de 1907. Des dizaines de milliers de pages où l'écrivain a cherché, raturé, déployé son inspiration.
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